
50ème ANNIVERSAIRE DU RAPATRIEMENT D’ALGERIEAvant toutes choses, permettez que je fasse une petite remarque sur le terme
« RAPATRIEMENT ». Voilà
bientôt 50 ans qu’on nous nomme « Les
Rapatriés »alors que, si l’on se
réfère au dictionnaire,on s’aperçoit
qu’un rapatrié est
« une personne ramenée dans son pays d’origine par les soins des autorités officielles ». Ce qui est loin d’être notre cas !D’abord,
parce que nous avons quitté notre terre d’origine
Française pour en rejoindre une autre que nous n’appelions
pas la France,mais la Métropole,
puisque là-bas nous étions déjà en
France,ensuite parce que les soins des autorités officielles,
à notre égard,ont été totalement inexistants …Mais
peu importe ce terme inapproprié, car je vous avouerai que,pour
la plupart d’entre nous, notre Patrie d’origine
étant seulement l’Algérie, nous nous sentons tout simplement exilés,ainsi que le traduit le dictionnaire petit Larousse illustré :« Personne obligée de vivre loin d’un lieu où il aurait aimé être ».Peut-il y avoir un terme plus exact et plus fidèle que celui-ci ? Permettez
aussi, que je revienne sur la date du 19 mars 1962 qui,soi-disant,
aurait marqué la fin de la guerre d’Algérie ! Cela
est totalement faux, puisqu’après cette date fatidique,nombre de soldats sont encore morts au combat.Il
y a eu aussi le massacre du 26 mars 1962, à Alger,où, au
cours d’une manifestation tout à fait pacifique pour
apporternotre aide aux populations de
Bab-el-Ouedet à laquelle j’assistais avec ma Mère
et ma sœur,60 Européens sont tombés sous le feu
nourri de balles Françaises,souvent tirées à bout portant et où, également,200 autres Européens ont été blessés.Si
j’emploie le terme d’Européens , c’est
qu’à cette époque,bien que cette appellation
existait déjà bien sûr,on ne nous appelait pas
encore Pieds-Noirs. La
France a utilisé ce terme, à notre arrivée en
Métropole,pour nous différencier des Français de
France. Et
c’est avec plaisir, orgueil, fierté et nostalgie que nous
avons adoptéce nom, en souvenir des pionniers qui ont
débarqué et construit l’Algérie.Il
y a eu aussi le 5 juillet 1962, à Oran, lors de la fête de
l’indépendance, le massacre de 5.000 Européens par
le FLN et l’ALNet ainsi que sur tout le
territoire, l’enlèvement de 2.000 Européens,dont
nous n’avons plus jamais eu aucune nouvelleet dont la France ne
s’est jamais inquiétée ….A
cela, je veux ajouter le massacre de plus de 200.000 Harkiset leurs
familles, dont le seul crime a été d’aimer,de
croire en la France et de combattre
aux côtés de cette Francequi les a lâchement
abandonnés, non sans les avoir, avant
cela,désarmés …A
ce sujet, je préfère ne pas m’étendre sur
cette tragédie d’un bateau rempli de Harkisqui devait
gagner la France et qui a dû débarquer ces derniers,les
livrant ainsi aux mains de barbares sanguinairesqui les ont tous
égorgés sur le quai d’une ville dont je tairai le
nom.J’en
profiterai pour vous préciser que les Algéros,n’ont
réclamé de Gaulle que, parce que ce nom a
été souffléà la foule massée sur le
Forum d’Alger
et prête à accepter n’importe quoi et
n’importe qui,pour garder l’ALGERIE FRANCAISE. Il
y avait déjà belle lurette qu’à Paris les
tractations avaient eu lieu dans ce but précis et que le nom de
de Gaulle circulait dans les plus hautes instances … Pied-noir
de 5ème génération,j’ai eu la chance de voir
le jour à Alger, dans une famille de 5 enfants. Ma
mère travaillait à la bonne marche de la maison,à
l’éducation de ses enfants et mon père était
professeur d’anglais et d’allemand.Mes
ancêtres, originaires de France, étaient, entre autres, de
Lyon, de Castres, de Vienne, du département de l’Ainet de
celui des Vosges ; Ils
ont travaillé toute leur vie pour mettre ce Pays en valeuret ont
participé à sa construction en asséchant les
marécages,en le défrichant pour rendre
sa noble terre fertile,en éradiquant les maladies, la
misère, la pauvretéet en libérant les
indigènes du joug des Turcs. C’est
ainsi que nos ancêtres nous ont fait le merveilleux
cadeaud’un Pays magnifique, dans lequel nous
vivions,Chrétiens, Juifs et Musulmans, ou Musulmans,Juifs et Chrétiens si vous préférez, côte à côte et sans conflit.Nous
ne cherchions pas à nous fondre les uns aux autres,car chacune
de nos communautés était fière de sa
spécificitéet avait le plus grand respect
des autres communautés. Je vous préciserai
d’ailleurs que je n’ai jamais entendu prononcer le mot
« racisme » en Algérie.Nous avions nos coutumes, nos traditions et nous respections celles de nos compatriotes. Et
si nous étions trois communautés principales,il y avait
aussi parmi les Juifs et les Chrétiens,des Pieds-Noirs
d’origine Italienne, Yougoslave, Portugaise, Espagnole, Mahonnaise, Sicilienne, Maltaise et d’autres encore. Chacune
d’entre elles, apportait ses pierres à
l’édifice,par les traditions, les coutumes, les chants,
les recettes de cuisine, les plaisanteries ou les souvenirs de leurs anciens.Enfin,
le boulanger d’origine Italienne, le maçon d’origine
Portugaise, la couturière d’origine Espagnole,
l’épicier Arabe que nous appelions le «
Moutchou » ou le « Mozabite », le coiffeur
d’origine Siciliennequi s’appelait souvent « Sauveur
», le tailleur Juifou le droguiste originaire de France composaient
cette mosaïque colorée, puissante, enthousiaste, bruyante,
tumultueuse,à l’accent prononcé et si
caractéristique !Nous
étions un peuple fait d’ouvriers, d’artisans,
d’agriculteurs, de cultivateurs, de commerçants,
d’enseignants, d’avocats, de notaires, de médecins, de
pharmaciens, de petits colons (Ah ces colons ! Véritables boucs
émissaires chargés de toutes les accusations
mensongères et rendus responsables
de tant de maux !),ces colons, disais-je, travaillaient dur la terre,
entourés de leurs ouvriers arabes et pieds-noirs,pendant que les
épouses
des premiers soignaient les femmeset les enfants des seconds et qui,
souvent, mangeaient à la table du « patron » et de
sa famille.La
poignée de riches colons,certainement moins nombreux, en
proportion, que tous les riches de la Métropole, avaient
déserté l’Algérie dès le début
de la guerreet le peuple que nous formions n’était en rien
semblable à ce que les Français de Métropole
imaginaient …nous accusant de faire suer le burnous et de vivre comme des pachas !!!Maintenant,
si les droits civils n’étaient pas les mêmes pour
tous,c’était auprès des autorités
françaises qu’il fallait faire des réclamations. Eux
seuls en portent la responsabilité. Pourquoi d’ailleurs,
par souci d’égalité, ces autorités
n’ont-elles pas rendu l’arabe obligatoire dans les
écoles ??? Enfin, nous menions une vie simple, mais très agréable.. La
famille était très importante et le dimanche très
régulièrement,nous allions chez nos cousins à
Guyotville, à une vingtaine de kilomètres à
l’ouest d’Alger,
où, dans leur villa,nous nous retrouvions environ une trentaine.
Il y avait les Mamies, les Mémés, les Papis, les
Pépés, les Tatas,les Tontons, les Tantines, les Titounes, les Marraines, les Parrains,etc, etc ….Les
adultes, dans le salon, refaisaient le monde, jouaient aux cartesou
bien, dehors, s’adonnaient à de célèbres
parties de pétanque, ou partaient à la
pêche suivant le temps, tandis que nous, les enfants, au nombre
d’une vingtaine, nous partions dans la campagne,des
journées entières, emportant,
dans un panier, notre repas qui consistait en deux tranches de pain
imbibées d’huile d’oliveet d’ail pilé,
de tranches de saucisson et de soubressade …. En
guise de dessert, nous grignotions des « pin-pignons »que
nous récupérions dans les pommes de pinsou cueillions
dans les champs des plantes
aux fleurs jaunes que nous appelions «vinaigrette»
et, suivant la saison,dégustions des nèfles, des grenades
ou des plaquemines (KAKI),que des arbres généreux offraient à nos yeux émerveillés. Nous
en mangions parfois tant que nous finissions, le soir,par souffrir de
douleurs abdominales …et pour rafraîchir notre gosier,
nous avions des gargoulettes remplies d’eau que nous suspendions à une branche,afin que le vent les rafraîchisse.Nos parents n’étaient pas inquiets, car nous ne risquions rien. Je
n’ai jamais entendu parler dans ce Pays d’un crime,
d’un enlèvement,d’un viol, ni même d’un
vol. Nous
laissions voiture et maison ouverteset pas une seule porte
d’entrée d’immeuble n’était
fermée à clef. Elle restait ouverte nuit et jour, à tous les vents et ce, même pendant les évènements. Il
aura fallu que je vienne en France pour découvrir le
système des nomset des sonnettes à l’entrée
des immeubles, fermés à double tour !!!!Parfois
aussi, nous faisions des pique-niques monstres dans la forêt de
Sidi-Ferruch, de Zéralda ou de Baïnem. Nous étions 15 ou 20 et chaque maîtresse de maison apportait une spécialité. Une
tchouchouka, une tortilla, une frita, une quiche ou des œufs
durset nous mettions tout cela en commun, après que les adultes
se soient rafraîchis
d’une bonne rasade d’anisette accompagnée de
tramousses,de graines de pastèques séchées et
salées et de zitounes. Sans
oublier, au moment des fêtes de Pâques, pour le dessert ou
le goûter, la célèbre etdélicieuse
«Mouna», une grosse brioche au sucre et au parfum d’orangequi nous caressait les narines et que savourions avec délice. Lorsque
quelques morceaux de celle-ci avait échappé à la
gourmandisedes «Gargantua», notre plus grand plaisir
était, le lendemainau petit déjeuner, de les déguster, après les avoir trempésdans notre café au lait !!!Enfin,
quelques années plus tard, nous avons troqué nos
baladesdans la campagne et nos pique-niques contre les surprises parties(qu’on
appelait les bouffas) qui duraient jusqu’au lendemain
matin,puisque le couvre-feu nous interdisait de sortir après 21
h 00.Mais rassurez-vous, en tout bien tout honneur, pas questiond’avoir la moindre attitude équivoque ! Le 1er novembre 1954, j’allais avoir 11 ans, lors des premiers attentats dans les gorges de Palestro. Et
c’est ainsi que nous avons passé notre jeunesse à
entendre parlerde massacres, d’embuscades, de bombes dans nos
bus,dans nos cafétéria, dans nos dancings et dans nos cinémas. Mais
on finit par s’habituer au danger et on vit avec,tout en
s’horrifiant d’apprendre qu’un nouvel attentat vient
de faire des victimes dont on cherche à s’enquérir
de suite des identitéset en remerciant le Seigneur d’avoir
échappé à ce drame.Le lundi matin parfois, à l’école, une place restait vide … Deux
ou trois jours plus tard, nous apprenions que notre camarade de classe,
qui était pensionnaire et ne rentrait chez elle qu’en fin
de semaine,et toute sa famille, vivant dans une ferme, avaient été assassinées.Et
pourtant, à Alger, comme partout en Algérie,nous
continuions à vivre en osmose avec nos frères musulmans.En
classe, j’ai fait tout mon primaire et tout mon secondaire dans
une école religieuse et avec des amies musulmanes.Leïla, Ratibah, Nadia, Djamila, Ouardia, etc, etc … La
seule différence est qu’elles n’assistaient pas
à nos cours de religionet croyez-moi, elles n’ont jamais
été offusquées par la vue du crucifix dans les salles de classes, dans le réfectoire ou,pour celles qui étaient pensionnaires, dans les dortoirs …. Nous-mêmes,trouvions
tout à fait normal d’entendre le canon qui
annonçait chaque soir, pendant le ramadan, la trêve qui
leur permettait enfin de se restaurer. Je
me souviens, de ce moment précis,où un cri joyeux montait
de la ville et par lequel,les Musulmans saluaient ce moment béni
!Malheureusement,nous
n’avons plus été en classe après les
évènements du 26 mars 1962,car nous avons compris
à cet instant que la France nous lâchait définitivement. Mais
jusqu’à ce moment-là,je vous avouerai qu’avec
des camarades de classe,il nous arrivait de «taper cao»,
faire l’école buissonnière si vous préférez. Et
où allions-nous pour ne pas nous faire surprendre par nos
parents ? Rue de la Lyre, dans les quartiers arabes, tout près
de la casbah.Nous n’avons jamais eu le moindre problème !Hélas,
après 122 ans de labeur et de quiétude, il aura fallu
qu’un ventde folie s’abatte sur l’Algérie
avec, pendant 8 ans,la barbarie et la cruauté que l’on
sait, répandant la peur dans tousles foyers et le sang dans les
villes et les campagnes,par des attentats sordides, aveugles et
lâches.Et
pourtant jusqu’à la fin, nous avons cru sauver notre sol
natal !Aussi, lorsque l’O.A.S a voulu, dans un légitime et
dernier combat,se dresser face à la politique d’abandon de la France, nous avons cru trouver là, notre sauveur. Mais hélas,il était trop tard et le sort de notre Algérie en était déjà jeté.Le gouvernement Français a rappelé l’Armée Française en Métropole. En
Algérie, le désordre devenait total et le danger à
chaque coin de rue. Les murs se couvraient d’inscriptions
injurieuseset menaçantes à l’égard des
Pieds-Noirs et notamment :« La valise ou le cercueil »…C’est
alors que nous, les Pieds-Noirs, bien que beaucoup de Musulmans nous
suppliaient de ne pas quitter l’Algérie et de ne pas les
abandonner, nous
avons dû partir avec les deux valises auxquelles nous avions
droit,en nous disant : «Bon, on va partir quelques jours, le
temps que tout se calme,puis nous reviendrons».Mais
hélas,nous ne sommes jamais revenus sur la terre de nos
ancêtres qui,certains, ont encore la chance de dormir en paix au
sein de cette terre qu’ils
ont tant chérie, alors que d’autres, exhumés par
des mains barbares, n’ont,pour toute sépulture et pour
tout repos, que notre mémoire fidèle et notre reconnaissance éternelle. En
ce 19 juin 1962,avec ma Mère, ma sœur et mes petits
frères,j’ai connu l’attente interminable sur les
quais d’Algersous un soleil de plomb. Puis,nous
sommes montés dans un bateau et tous,nos yeux pleins de larmes
rivés sur Alger,nous avons regardé notre ville
disparaître dans une épaisse brumede chaleur, jusqu’à s’en faire fondre les yeux.La
traversée sur le Sidi-Okba fut mouvementée, tant le
bateau était surchargé de pauvres gens qui ne cessaient
de pleurer, serrant contre eux un bébé, un enfant, un parent, un chien,ou même une cage d’oiseaux. Nous étions au bord de l’asphyxie, au bord du désespoir,au bord de l’abîme.C’était l’exode dans toute son horreur !Arrivés
sur les quais de Marseille, nous n’avons pas vu
l’ombred’un comité d’accueil pourtant
annoncé.Non, rien ! Ah si, j’oubliais … Quelques ouvriers,
au moment où nous nous sommes croisés,ont craché
dans notre direction, en bredouillant quelque insulte …Ne
trouvant aucune chambre d’hôtel pour nous accueillir, je me
souviens que, ma sœur, mes petits frères et moi,nous
sommes installés sur le dernier banc qui, par chance,restait inoccupé, place de la Bourse. Tout
autour de nous, une multitude de Pieds-Noirs
hagards,désemparés, flanqués de leurs deux
valises,attendaient, comme nous, un je ne sais quoi,s’épongeant le front et essuyant d’un geste las,des larmes bien amères !!!Maman était partie dans l’espoir de nous trouver un toitpour y passer la nuit.Et
le miracle s’est produit. Nous avons été recueillis
dans la sacristie d’un temple Protestant situé boulevard
de la Libération. Bien
souvent,dans mes prières, je remercie ce charitable Pasteur qui
n’a pas eu peur de s’encombrer de ces «sales
Pieds-Noirs»,comme on nous a longtemps appelés …. Nous
y avons passé une semaine, le temps de réaliser notre
infortune,puis, suivant les conseils de ce «cher maire de
Marseille»,Gaston Defferre qui
exigeait que «les Pieds-Noirs aillent se réadapter
ailleurs ou qu’on les balance à la mer», nous sommes
montés sur Lyon.Quelques
hommes politiques ont voulu jouer les « cassandre » et
prédisaient que les Pieds-Noirs, ces voyous, en bandes
organisées, allaient commettre des méfaits dans toutes les régions de France Il nous aura fallu trois mois pour obtenir un appartement dans une H.L.M. Nous
n’avions aucun meuble, mais, l’automne étant au
rendez-vous,nous étions heureux d’avoir enfin un toit !Dans cette H.L.M, il n’y avait que des Pieds-Noirs. C’était
pour nous une consolation, ils devenaient un peu notre famille,puisque
nous étions tous disséminés aux quatre coins de
l’hexagone,sans famille
et sans amis ! Mais je regrette une chose, c’est qu’une
fois de plus,le gouvernement se soit fourvoyé ! Pourquoi
n’a-t-il pas installé les Harkis avec
nous,plutôt que de les parquer comme des pestiférés
? Avec eux, nous nous serions sentis encore un peu chez nous …Aux
alentours, les Métropolitains ne nous adressaient pas la
paroleet à l’école de secrétariat où
j’ai continué mes études,personne n’a compris
pourquoi j’étais blonde aux yeux verts … Ainsi,
les Pieds-Noirs, à force de courage et faisant fi detoutes les
accusations dont ils ont été victimeset auxquelles ils
n’ont jamais pu répondre, parce
que muselés par la classe politique et les médias,ont
réussi, petit à petit à se refaire une vie. Mais, devant l’ampleur de la tâche et le chagrin du partir,nombreux sont ceux qui ont mis fin à leurs jours.Nous
sommes restés les Africains revenus de loin,après avoir
laissé derrière nous, un pays superbe aux infrastructures
terrestres et aériennes étonnantes,
aux villages «de l’intérieur» inondés
de soleil et bordés de champs de vignes,de
céréales et d’arbres fruitiers, aux villes
fièresaussi bien
de leurs immeubles Haussmanniens,que de leurs petites maisons, de leurs
bâtiments imposantsde style oriental, de leurs parcs odorants et de leurs plages, caressées par une mer intensément bleue, jusqu’à se confondre avec le ciel.Enfin,
si l’accueil et l’installation en France ont
été très douloureux,le départ de mon
Algérie, de mon Pays Natal aura été infiniment
cruel.Alger
me manque ! Alger est resté intact dans mon cœur. Ma Ville
Natale sera, pour toujours, mon Amour, ma Douleur et mon plus beau
Souvenir.Je
n’oublierai jamais ma Terre d’Algérie, sous
l’infini d’un ciel bleu,dans sa beauté, sa blancheur
et son soleil …. Et la Nostalgérie
m’étreindra jusqu’à mon dernier soupir. Aujourd’hui si l’on me demande d’où je viens,je réponds comme dans la chanson :« Je viens d’un Pays qui n’existe plus » Fait à Aix-en-Provence le 22 avril 2011

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